Les conséquences du « baby-boom » nous concernent tous!

Les conséquences du « baby-boom » nous concernent tous!

Le vieillissement de la population québécoise

Qu’entend-on par « vieillissement de la population »? Il s’agit de la hausse de l’âge moyen de la population sur un territoire donné. Ce phénomène est dû à une baisse du nombre de naissances ou à l’augmentation de la durée de vie, et parfois, à la combinaison des deux.

Après la Seconde Guerre mondiale, le nombre de naissances a augmenté en Occident. Au Québec, ce fameux « baby-boom » a cependant été suivi d’une diminution importante des naissances : d’ici quelques années, près de 25 % de la population québécoise sera âgée de plus de 65 ans.

Des conséquences économiques et sociales à gérer

    • Éducation
      Le vieillissement de la population nécessite une adaptation des dépenses gouvernementales. Ainsi, la diminution du nombre d’enfants devrait réduire le coût des dépenses en éducation, alors que les coûts liés à l’éducation aux adultes pourraient augmenter.

 

    • Travail et retraite
      Les entreprises pourraient faire face, d’ici quelques années, à une pénurie de main-d’oeuvre. Au lieu de prendre leur retraite à 55 ou 60 ans, les travailleurs seront probablement incités à travailler plus longtemps. Des modifications aux régimes de retraite et des mesures incitatives de maintien à l’emploi sont à prévoir, car les travailleurs, moins nombreux, auront un plus grand pouvoir de négociation.

 

  • Santé
    L’augmentation de la durée de vie a deux conséquences : l’augmentation du nombre d’années à la retraite et l’augmentation du nombre d’années où les personnes auront un handicap physique quelconque. Afin de poursuivre leurs activités, les personnes devront assumer des dépenses plus élevées.

Au fil du temps… la sécurité du revenu à la retraite au Québec

    • Avant 1925 : Les communautés religieuses et la famille prennent soin des aînés
      Aucune mesure de sécurité du revenu à la retraite n’existait de façon formelle. La majorité des hommes de 65 ans et plus travaillaient. La Loi sur l’assistance publique permettait d’aider financièrement les institutions qui s’occupaient des malades et des vieillards. Seules quelques grandes compagnies offraient des régimes de retraite à leurs employés.

 

    • Entre 1925 et 1950 : Les premières mesures de soutien financier à la retraite voient le jour
      La Loi sur les pensions de vieillesse du Québec entre en vigueur en 1936. Pendant la Seconde Guerre mondiale, en raison de la croissance de l’industrie manufacturière, de la montée du syndicalisme et des mesures de contrôle des prix et des salaires, les régimes privés de retraite se développent.

 

    • Dans les années 50 : Les pensions de vieillesse et les REER sont mis en place
      Les années 1950 ont vu apparaître le Régime fédéral universel de pension de vieillesse et ses équivalents provinciaux pour toutes les personnes âgées de 65 ans ou plus. C’est aussi la création des premiers régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER).

 

  • Dans les années 60 : On instaure le Régime de pensions du Canada (RPC) et le Régime de rentes du Québec (RRQ)
    Le RRQ bénéficie de la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dont le rôle est de gérer ses actifs. À la même époque apparaît une première loi de surveillance des régimes privés de retraite mis en place par les employeurs.

Retraite et qualité de vie : que nous réserve le futur?

L’arrivée massive d’un grand nombre de personnes à la retraite oblige les autorités à concevoir des mécanismes pour ajuster les coûts des programmes d’aide. Aux États-Unis, l’âge de la retraite passera graduellement de 65 à 67 ans, la transition ayant commencé en 2003 et se terminera en 2025. Au Québec, des modifications au Régime de rentes du Québec, ont été adoptées en 2011, dont l’instauration d’un mécanisme d’ajustement automatique du taux de cotisation qui entrera en action à partir de 2018.

Le Régime de rentes du Québec (RRQ) et la pension de la Sécurité de la vieillesse (SV) ne sont pas suffisants pour garantir un revenu raisonnable pour la majorité des travailleurs. Les moins bien nantis peuvent compter sur le Supplément de revenu garanti (SRG), qui leur assure un revenu minimal.

Malgré tout, ces 3 systèmes (SV, SRG, RRQ) ne permettent pas à un travailleur ayant des revenus moyens de conserver son niveau de vie à la retraite.

    • La retraite, la santé et l’invalidité
      Dans certains cas, un travailleur peut être déclaré invalide en fonction des règlements administratifs établis par l’employeur ou par d’autres organismes, comme Retraite Québec.

      Par contre, l’invalidité d’un retraité n’étant déterminée par aucun code ni aucune loi, celui-ci ne bénéficie d’aucun soutien financier provenant d’un régime particulier : les prestations d’invalidité sont souvent converties en prestations de retraite et, bien que l’invalidité ne soit plus liée à l’absence du travail, elle peut nuire considérablement à la qualité de vie.

      Si les problèmes de santé peuvent empêcher quelqu’un de travailler, ils ont également des conséquences sur la qualité de vie des personnes à la retraite et sur leurs finances personnelles. Les progrès technologiques permettent à certains de conserver une vie sociale active, mais ces technologies ont un prix et il faut en tenir compte.

      Il faut également savoir que le nombre d’années vécues avec une invalidité a augmenté avec la durée de vie. Aussi, le gouvernement a pris plusieurs initiatives dans le but de soutenir les dépenses liées à la santé, que ce soit la mise en place de l’assurance médicament ou du Fonds des services de santé.

 

    • La retraite, le temps libre et la vie à deux…
      Une étape parfois difficile à franchir! Un passage « obligé » qui entraîne la perte d’un réseau d’amis et la nécessité d’occuper plus de 40 heures de temps libre. La retraite, c’est aussi retrouver son conjoint tous les jours et toute la journée… ce qui demande pour certains toute une adaptation.

 

    • La retraite et les dépenses…
      La retraite entraîne souvent un certain lot de dépenses : s’inscrire à des clubs, faire des voyages, etc. La liste est longue, mais elle s’amenuise rapidement quand les fonds manquent! Une personne retraitée qui souffre d’un handicap peut voir cette liste diminuer encore davantage, car elle devra faire face aux dépenses additionnelles causées par son état.

 

    • La pauvreté : une réalité préoccupante
      Les familles monoparentales et les personnes âgées sont plus souvent touchées par la pauvreté. La mise en place du Programme fédéral de la Sécurité de la vieillesse, du Régime de rentes du Québec (RRQ) et les campagnes de sensibilisation à l’épargne ont permis d’augmenter l’autonomie financière des personnes âgées.

      La réforme fiscale de 1990 a été un facteur déterminant pour l’épargne en vue de la retraite.

    • Entre 1981 et 2000, les sources de revenus à la retraite ont changé substantiellement.
    • En 1981, les régimes privés de retraite représentaient 12 % des revenus de retraite, et 11 % provenaient du Régime de rentes du Québec.
    • En 2008, les régimes de retraite représentaient 29 % de ces revenus, alors que le RRQ en fournissait 19 %.

Ces deux régimes ont permis aux personnes de ne plus dépendre des programmes axés sur la lutte à la pauvreté, tels le Supplément de revenu garanti (SRG) et l’allocation au conjoint, et de ne plus être obligées de travailler après 65 ans pour continuer à avoir des revenus décents.

  • Les hommes, mieux protégés que les femmes
    Les personnes âgées de plus de 75 ans sont les plus susceptibles de recevoir les prestations du Supplément de revenu garanti (SRG). Dans une proportion de près de 60 %, ce sont des femmes qui sont les plus vulnérables, comparativement à près de 46 % pour les hommes. Si ces femmes sont divorcées ou veuves, cette proportion passe à 70 %.

    Le pourcentage de personnes de 65 ans et plus bénéficiant de la rente de retraite offerte par le RRQ est passé de 48 % en 1985 à 92 % en 2008; il augmentera au fur et à mesure que les femmes qui ont cotisé au Régime atteindront l’âge de 65 ans. Pour les hommes, ce pourcentage est de 97 % comparativement à 87 % pour les femmes.

    En 2008, près de 59 % de la population bénéficie des régimes privés de retraite. Cependant, les hommes sont nettement mieux protégés que les femmes (67 % de couverture chez les hommes contre 51 % chez les femmes). Les rentes moyennes ont aussi augmenté, et ce, tant chez les hommes que chez les femmes.

Pour profiter d’une retraite confortable, prenez les devants!

    • Épargnez tôt et régulièrement
      Plus vos revenus de travail sont élevés, plus vous devrez mettre de l’argent de côté pour maintenir votre niveau de vie à la retraite. En effet, si vous gagnez environ 40 000 $ par année, la pension de la Sécurité de la vieillesse et le Régime de rentes du Québec ne remplaceront que 40 % de votre revenu si vous prenez votre retraite après 65 ans. Pour maintenir votre niveau de vie, vous devrez financer vous-même le manque à gagner. Il est fortement recommandé de commencer à épargner le plus tôt possible en prévision de la retraite.

 

  • Mettez les priorités à la bonne place et faites-vous conseiller
    La retraite ne se prépare pas à la dernière minute! Analysez vos dépenses, vos revenus, etc. Différentes possibilités s’offrent à vous : vous pouvez par exemple rembourser votre hypothèque ou vos emprunts à taux d’intérêt élevé, comme les cartes de crédit. N’hésitez pas à demander conseil à un planificateur financier pour vous aider à mieux planifier vos dépenses et à mieux évaluer vos besoins futurs à la retraite!

 

 

 

source: Flash Retraite

http://www.rrq.gouv.qc.ca/fr/flashretraiteqc/Pages/capsule_retraite_047.aspx

 

Categories: Argent - Affaires

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Quebec Boomers

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